Jeudi 13 mai 2010
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Chut! ... J'entends des pas...
La porte s'est rabattue, faisant vibrer la pièce. Pas le temps de réaliser votre entrée que les vibrations des murs se sont abbatues sur mon corps, le fouet à fait cingler mes fesses me
tiraillant une stupéfaction de douleur-plaisir. Enfin! vous voilà, je vous ai imploré si fort dans ma tête que vous avez sûrement du sentir mes frissons jusque dans votre cerveau, vous rappelant
à chaque seconde où vous vous prépariez à redescendre vers moi que vous étiez le Maître, Mon Maître, la seule possibilité de ma jouissance, le seul habilité -habileté à mettre mes sens en
exergue, à me mettre ... le feu, la torche, à m'enflammer le corps, le cul, les fesses, l'âme... sans amertume (âme-air-tu-me) mais avec un souffle d'air dans l'âme, une bouffée d'oxygène dans
mes poumons. Vous m'avez sauvée d'une noyade certaine, vous m'avez pris la main, donné votre embout pour m'aider à respirer, vous m'avez accompagnée du plus profond de mon océan où je m'étais
réfugiée, faute de ne vous trouver sur terre, désespérée de vous savoir exister pour moi, pour nous.
En expert, vous avez respecté les palliers pour me remonter à la surface, puis la tête hors de l'eau, vous m'avez extirpé de cette étendue, craignant les prédateurs malsains, rédoutant les algues
vaseuses qui ramènent vers le fond.
Asséchée, vous m'avez épongée avec délicatesse, volupté, minutie, amour.
Puis ma peau fragilisée par l'immersion prolongée, vous m'avez protégé des rayons du soleil trop brûlant, vous avez entrainé mon corps à la résistance de la chaleur en échauffant mon cul, en
réchauffant mon âme, avec des tonnes de crème solaire comme protection, avec votre corps comme bouclier.
Redynamiser, aimée de vous, j'ai appris l'endurance, la résistance, j'ai pu permettre à mes désirs de toujours de faire surface, de s'exprimer, de se délecter. M'en remettre à vous, le Maitre,
m'abandonner corps et âme à vos désirs pour bonifier les mien.
Vous m'avez appris à m'envoler, soutenue par vos griffes, votre poitrail ....
Une déferlante de claques viennent de s'abattre sur mon postérieur, subtilent sensations d'existence, vous me possédez.
Je réclame, assoiffée de toutes vos envies, de tout vos fantasmes : infligez moi les corrections de mes égards, la sentence que je mérite, je n'attends que cela, j'ai besoin de vous, de vous
sentir sur moi, en moi, de percevoir vos ongles qui empreintent ma chair, de ne pouvoir bouger sous votre bon vouloir, suffisemment encordée pour ne me permettre aucun geste : c'est cela que je
veux, et vous le savez trop bien
Je n'entends plus les aiguilles de cette fichue pendule .... J'aimerai que le temps s'arrête que vous ne comptiez plus les heures à vous servir de moi pour nous amener aux plaisirs.....
Merci Maitre
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